Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Sinfonia Eroïca
Chapeau : mardi 22 et mercredi 23 janvier, 20h30, au Manège
Date : 22-23 JANV
Source : Manège de Reims (
http://www.manegedereims.com)
Genre Agenda : danse
Rubrique : Nos Rendez-vous
Michèle Anne De Mey chorégraphe
sinfonia_eroica_focus.jpg ()
sinfonia_eroica_g1.jpg ()
sinfonia_eroica_g2.jpg ()
du 22/01/2008 20:30 au 22/01/2008 20:30
Salle : Le Manège de Reims
2, boulevard du Général Leclerc
03 26 47 30 40
Reims 51100 France (Nord-Est)
du 23/01/2008 20:30 au 23/01/2008 20:30
Salle : Le Manège de Reims
2, boulevard du Général Leclerc
03 26 47 30 40
Reims 51100 France (Nord-Est)
Texte : Le succès public de certaines pièces les impose parfois comme des jalons indispensables dans l’itinéraire d’un chorégraphe et au-delà pour toute une génération. Il en est ainsi de l’inaltérable May B de Maguy Marin ou du Mammame de Jean-Claude Gallotta. Créée en 1990, récemment reprise, Sinfonia Eroïca relève de cette catégorie des “ classiques contemporains “. Ode à la vitalité portée par neuf danseurs, elle célèbre le couple et la figure du héros sur des musiques de Beethoven, Mozart et... du (guitar) héros Jimi Hendrix.
SINFONIA EROÏCA par M.-A. De Mey
Rien ne définirait peut-être mieux la pièce Sinfonia Eroica que l'image du coureur de relais passant le témoin à son co-équipier: jeux de phrases musicales et chorégraphiques reprises de l'un à l'autre, jeux de passages, de glissements, de mouvements parallèles et différents qui nous racontent l'histoire éternelle de l'homme et de la femme, des couples qui se font et se défont, du groupe face au couple, et qui nous dessinent la figure changeante et immortelle du héros. Alternance des moments ludiques et graves, du dansé et du non-dansé, du mouvement et du recueillement, où l'énergie épouse l'émotion et où le geste fait corps avec la musique.
Dans Sinfonia Eroica, des couples se font et se défont, une des femmes restant forcément seule, au long d'histoires plutôt suggérées que cernées. Je cherche à mettre en jeu ce que ces histoires déclenchent à l'extérieur du couple, à percevoir où se situe la complicité masculine face à la complicité féminine, à saisir le rapport qui s'établit entre les corps des hommes et le corps des femmes dans la danse. Je m'interroge aussi sur la question du héros au quotidien, sur l'aspect héroïque du couple et du groupe.
Comment devient-on soi même un héros dans la vie et commet le devient-on à partir du moment où on est désigné comme tel par le regard des autres?
Créé en 1990, Sinfonia Eroïca a été re-créé, seize ans plus tard, en juin 2006 à Charleroi. J'ai voulu reprendre Sinfonia Eroica parce que j'y suis attachée. Le public aussi lui avait réservé un accueil extraordinaire. Il y a dans Sinfonia une façon d'aborder le rapport au groupe et à la scène qui est spécifique de ma façon de travailler et qui vaut aujourd'hui comme hier. C'est un spectacle dont tous les aspects ont été travaillés en profondeur mais qui, pour l'essentiel tient à l'élan collectif, à l'énergie qui se dégage du groupe en scène, et qui lui donne une forme de naïveté et de légèreté proprement magique. C'est cette magie là que je voudrais retrouver.
Michèle-Anne De Mey
Mots-clés : héros, beethoven, bastien bastienne, mozart
Inséré le : 03/07/2007 12:10
Distribution
Chorégraphie : Michèle Anne De Mey
Assistants chorégraphiques : Grégory Grosjean, Joanna O'Keeffe
Interprètes : Stefan Baier, Ilse Ghekiere, Grégory Grosjean, Gabriella Iacono, Mylèna Leclercq, Adrien Le Quinquis, Joanna O?Keeffe, Eléonore Valère, Gabor Varga
Scénographie : Michel Thuns
Eclairages : Simon Siegmann
Costumes : Isabelle Lhoas, Frédéric Denis
Conseiller musical : Thierry De Mey
Musique : Mozart (Bastien und Bastienne, ouverture) / Beethoven (Symphonie L?Héroïque, contredanse n°7, Eroica, variations) / Jimi Hendrix
Une production Charleroi/Danses, Centre Chorégraphique de la Communauté française.
Avec le soutien du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles ? Service de Danse, du CGRI et de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse.
Sinfonia Eroica : le spectacle, la reprise.
Rien de définirait peut-être mieux le spectacle que l'image du coureur de relais passant le témoin à son co-équipier : jeux de phrases musicales et chorégraphiques reprises de l'un à l'autre, jeux de passages, de glissements, de mouvements parallèles et différents qui nous racontent l'histoire éternelle de l'homme et de la femme, des couples qui se font et se défont, du groupe face au couple, et qui nous dessinent la figure changeante et immortelle du héros. Alternance des moments ludiques et graves, du dansé et du non dansé, du mouvement et du recueillement, où l'énergie épouse l'émotion et où le geste fait corps avec la musique.
Dans Sinfonia Eroica, des couples se font et se défont, une des femmes restant forcément seule, au long d?histoires plutôt suggérées que cernées. Je cherche à mettre en jeu ce que ces histoires déclenchent à l'extérieur du couple, à percevoir où se situe la complicité masculine face à la complicité féminine, à saisir le rapport qui s'établit entre les corps des hommes et le corps des femmes dans la danse. Je m?interroge aussi sur la question du héros au quotidien, sur l?aspect héroïque du couple et du groupe. Comment devient-on soi même un héros dans la vie et commet le devient-on à partir du moment où on est désigné comme tel par le regard des autres ?
Créé en 1990, Sinfonia Eroïca sera présenté, seize ans plus tard, en juin 2006 à Charleroi et partira pour de nouvelles tournées. J'ai voulu reprendre Sinfonia parce que j'y suis attachée : ce spectacle a été important pour moi, pour mon travail et la vie de la compagnie. Le public aussi lui avait réservé un accueil extraordinaire. J'ai choisi de prendre une nouvelle équipe de danseurs pour re-parcourir, selon la mémoire que j'en ai, le chemin qu'on a fait en création à l'époque, sans décider, a priori d?actualiser le spectacle. J'aurais l'impression de sauter une étape en décidant cela d'emblée. Il y a dans Sinfonia une façon d'aborder le rapport au groupe et à la scène qui est spécifique de ma façon de travailler et qui vaut aujourd'hui comme hier. C'est un spectacle dont tous les aspects - musicaux, dramaturgiques, scénographiques - ont été travaillés en profondeur mais qui, pour l'essentiel tient à l'élan collectif, à l'énergie qui se dégage du groupe en scène, et qui lui donne une forme de naïveté et de légèreté proprement magique. C'est cette magie là que je voudrais retrouver.
Michele Anne De Mey
Revue de presse
Une théâtralité solaireLa scène est le lieu brut du théâtre, ses briques noires. le public est là par effraction et pénètre au creux de l'intimité des danseurs dans la lumière banale d'un studio de répétition. Chaque danseur y apparaît, hyper-individualisé, au creux des élans de danse. Ils sont trois couples et une solitaire, Lulu noire sans amoureux. Ils se provoquent à la danse, s'en passent le relais et resserrent progressivement leurs jeux de séduction plus près de la symphonie qui les propulse. Ils s'enivrent de passion désespérée sur Jimi Hendrix, explose de joie ensoleillée sur un paso doble, parade éclatante et insolente d'avant-corrida. Toute la chorégraphie respire la sensualité et la spontanéité. La finesse de la composition, sa théâtralité solaire et la générosité lumineuse de ces danseurs-personnes confèrent à Sinfonia Eroïca une humanité fragile chavirante. Ici, la danse est gaie, euphorique, ludique, raffinée et se donne avec légèreté et mélancolie... Revigorante.
La Libre Culture 28 novembre 1990 "Le retour en trompettes de Sinfonia Eroica"
Claire Diez Une danse lumineuse et généreusePas de narration, mais un travail subtil sur la séduction, les rapports entre couple et groupe, entre solitude et familiarité. Sur le rapport aussi, entre le dansé et le non-dansé, la façon dont on entre dans le mouvement et dont on en sort. Tantôt les danseurs semblent possédés par la musique - ce sont alors de grands envols joyeux ou graves, des mouvements d'ensemble très chorégraphiés, - tantôt ils sont légers et frivoles, tiennent des conciliabules ou des apartés, trimballent des seaux ou des bancs, plient des draps, s'assoient. Ils jouent au bilboquet, ils jouent au téléphérique (suspendus à une poulie, ils dévalent à toute vitesse le long d'une corde oblique tendue en travers de la scène), jouent à s'asperger d'eau et à glisser ensuite sur les fesses, le plateau transformé en patinoire. Pourquoi des actions qui nous paraîtraient ailleurs banales nous captivent-elles ici ? Parce qu'il règne une complicité merveilleuse, parce que chacun des sept interprètes possède une personnalité, parce que De Mey a beaucoup à dire sur les choses de la vie et les dit bien. Si l'on perçoit des influences, elle sait aussi inventer une danse bien à elle, fluide, tendre, faussement désinvolte, lumineuse et généreuse. Ne manquez surtout pas cette Sinfonia Eroica.
Le Monde 6 juillet 1990 "Le vent en poupe" Sylvie De Nussac Les plaisirs héroïques de Michèle Anne De MeyD'où vient Ia surprise, puis Ia confiance, enfin le bien-être devant cette pure merveille de cent minutes sans le moindre temps mort, durant laquelle on entendrait une mouche voler, et qui débouche sur une explosion de gratitude du public ? De la combinaison qui est le signe du génie : un mélange d'innocence, de rouerie, de simplicité, de science, de sensualité, d'humour, de technique parfaitement dominée et d'absence totale d'ambition apparente. C'est beau. Ça parle d'abord aux nerfs, au souffle, aux yeux, au ventre, et cela titille les circonvolutions cérébrales comme sans y toucher.[...]. Le but c'est charmer, ravir, chavirer le public : mission accomplie. Les moyens, c'est une sensibilité à fleur de peau, qui passe par les regards de connivence, comme dans un match de double du même coté du filet, le plaisir de faire surgir comme par enchantement, du geste quotidien, cette attitude que la musique induit, et qui est l'enfance de l'art.
Thèmes : danse contemporaine,