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LE PETIT CHAPERON... / PRESSE


Source : Manège de Reims (http://www.manegedereims.com)

Texte : "Le petit chaperon Rouge : Une pure merveille de Georges Aperghis "
Georges Cazenove  - Juin 2002 Dernière Nouvelles d'Alsace

Côté dessin animé, Tex Avery avait déjà fait un malheur avec ce bon vieux conte de Perrault.
Côté théâtre musical, Georges Aperghis a fait pire au théâtre Jeune public à Strasbourg pour « Musica ».
Le « Petit Chaperon Rouge », re-conté par Georges Aperghis et interprété trois fois en deux jours, pour Musica, par l'ensemble « Reflex », est une pure merveille. Soudain il devient clair que la musique contemporaine est faite pour ses contemporains.
..... Quarante cinq minutes durant, en multipliant volontairement les « Il était une fois », en bégayant malicieusement le suspense que l'on sait, en clonant une, deux, trois fois et le loup (un masque suffit pour l'incarner) et le  petit chaperon rouge (un béret rouge suffit pour le représenter), il nous méduse et nous entraîne dans la spirale d'un fait divers hors d'âge, qui n'a pas pris une ride.
Entre les lignes, entre les notes, entre deux sanglots longs d'un violon qui résiste, entre deux coups de vent dans la futaie d'une forêt de saxos, on rit, on se bidonne, bien mais on pige quand même que les loups- comme les enfants dont ils prisent la chair fraîche- sont de nos jours aussi nombreux, aussi félons, aussi féroces qu'hier.



"Un «Chaperon rouge» inattendu qui séduit les enfants"
Bruno Serrou - La Croix - janvier 2004

Georges Aperghis, figure tutélaire du théâtre musical, sait conter les histoires avec tact. Pour le jeune public, il a choisi d'illustrer l'original de Charles Perrault plutôt que la variante des frères Grimm, renonçant ainsi au happy end. C'est un joli spectacle, de cinquante minutes, plein de grâce et d'humour que propose Aperghis, qui en signe également la mise en scène. Première production de la saison d'Opéra en Ile de France, créée à Nancy en 2002, Le Petit Chaperon rouge réunit six musiciens, trois garçons, trois filles, de l'Ensemble Reflex qui jouent violon, tuba, saxophone, clarinettes et pianos, et campent chacun plusieurs personnages du conte. Dans un sobre décor délimité par un piano droit qui se transforme en castelet et un tapis. Sur le plateau apparaît un chou que pourchassent rhubarbe et poireau. L'action se déroule avec la rapisité et l'humour d'un Tex Avery et tient davantage de l'initiation que du conte aimable. chaque événement est repris dans des contextes sonores et visuels divers, de façon plus ou moins abstraite, tandis que l'action se présente comme un rêve d'enfant. La musique est limpide, pétillante et imagée, ludique et chatoyante, immédiatement séduisante, du pur Aperghis, exigeant et sans compromis. Un véritable petit bijou sonore.





Inséré le : 04/10/2004 00:00